Par qui et comment est généré le trafic internet mondial ?

Le trafic Internet renvoie simplement à la circulation des flux d’information sur le réseau informatique mondial, communément appelé « Internet ». Ce réseau est alimenté et entretenu par le trafic du Web, ainsi que par d’autres grands canaux de l’Internet comme la messagerie électronique et les réseaux sociaux. En 2009, des quantités gigantesques de données transitaient déjà par le web en 2016, ce volume était quatre fois plus grand et doublera encore de volume d’ici 2021-2022, pour atteindre le chiffre affolant d’environ 1,6 zettaoctets. Une accélération qui s’explique au cours de ces dernières années par l’avènement du mobile et l’augmentation du nombre de connexions à Internet qui en découle, ainsi que par des usages de plus en plus intensifs et des possibilités plus importantes. Aujourd’hui internet ne permet plus seulement de communiquer, il permet également de jouer, regarder la télévision, téléphonner… A l’image des nouvelles box qui offrent toujours plus de possibilités. (voir cet article sur les nouvelles fonctions de la dernière box de Free).

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L’impact des géants du net sur le trafic Internet mondial

En quelques années seulement, les flux des échanges Internet ont fortement augmenté. C’est le résultat d’une vaste enquête menée en Amérique du Nord par l’équipementier Arbor Networks, en collaboration avec l’université du Michigan et l’association Merit Networks. Les conclusions sont déjà connues et confirment que sur les 5-6 dernières années, le trafic Internet mondial « a migré du coeur de réseaux des 10 ou 12 principaux opérateurs de transit international pour circuler directement entre les grands fournisseurs de contenu et les internautes ». D’où l’importance des groupes tels que Google, Yahoo, Microsoft et autres sur la nette augmentation du trafic Internet global.

La place de numéro 1 pour Netflix

Grâce aux divers services de téléchargement et de visionnage en ligne de vidéos, le streaming a pris de l’ampleur au point de représenter une grosse part du trafic Internet mondial. Selon une étude menée par la société Sandvine, Netflix continue d’accroître sa domination avec à lui seul une part de trafic de 15 %. Même s’il existe quelques disparités régionales, le service de vidéo à la demande occupe véritablement la place de leader dans l’échange des données Internet. Suivi d’autres acteurs du secteur tels que YouTube et Amazon, il accapare désormais une grande portion du trafic descendant. De plus, la même étude montre que Netflix est le service de vidéo en ligne le plus efficace lorsqu’il s’agit de consommer la bande passante. C’est ce qui justement renforce, sur le marché, sa position de leader.

La part de Google sur le trafic de données

Si Google était un fournisseur d’accès Internet, il serait l’un des leaders mondiaux en terme de volumétrie, puisque disposant de peering direct avec plus de 70 % des fournisseurs d’accès Internet du monde. Toutefois, en ce qui concerne le trafic Internet mondial, les parts de Google ne sont que de 6,4 % (derrière Netflix avec 15 %), ce qui n’en reste pas moins énorme, vu la concurrence féroce que se livrent les différents services et plateformes Internet. Ce taux peut aussi être justifié par le fait que plusieurs services, réseaux ou plateformes sont directement interconnectés avec Google, le numéro un des moteurs de recherche.

YouTube a la cote sur mobile

YouTube reste l’un des sites préférés des moins de 30 ans pour la consommation de vidéos. Avec près de 40 % (plus d’un tiers) du trafic Internet mondial sur mobile, YouTube n’a visiblement pas de soucis à se faire de ce côté-là. Sur mobile en effet, YouTube devance assez largement Snapchat et Facebook qui ont respectivement 8,3 % et 8,4 % de part de trafic. Netflix, leader du trafic Internet mondial, ne génère sur mobile que 2,4 % du trafic.

La place du mobile dans le trafic Internet international

Depuis quelques décennies, l’avènement de la téléphonie mobile a modifié le rapport qu’ont les usagers à Internet. Elle a constitué une évolution technologique qui a impacté, jusqu’à aujourd’hui, les besoins en terme de bande passante. Selon l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP), le trafic mobile mondial a connu une croissance exponentielle plus rapide et à des taux bien plus élevés que ceux qu’elle avait prévus. Il faut dire que presque toutes les agences chargées de veiller sur le trafic Internet avaient sous-estimé l’impact de la téléphonie mobile sur l’accroissement du trafic des données Internet. Les connexions mobiles sont devenues prépondérantes dans les échanges de données si l’Internet fixe devrait tourner autour des 20 % et le trafic IP WAN autour des 10 %, le trafic Internet mobile devrait lui représenter plus de 60 % du trafic mondial en 2020.

Pour un changement du type d’infrastructure

Qu’il s’agisse de la consommation des particuliers ou de celle des entreprises, la demande s’accroît également, avec l’usage massif des communications unifiées telles que la vidéoconférence, le chat, la téléphonie sur IP, etc. Au niveau mondial, si on prend uniquement le cas de la visioconférence, on constate qu’elle absorbe 311 mégaoctets de données en une heure. Ainsi, pour garder un niveau de performance satisfaisant et maintenir un service de qualité, les opérateurs Internet doivent apporter des changements importants au niveau des infrastructures actuellement en place. C’est pourquoi beaucoup d’entreprises se tournent de plus en plus vers le Cloud et accroissent ainsi leurs revenus qui vont jusqu’à plus d’une centaine de milliards de dollars.

La montée en puissance des réseaux sociaux

En se référant toujours à l’étude menée par Sandvine, nous constatons une percée, dans le trafic Internet mondial, des plateformes telles que WhatsApp, Instagram et Facebook.

La zone du réseau Instagram

Au Moyen-Orient c’est Instagram qui tient la corde avec près de 10 % du trafic, devant Facebook et WhatsApp. Couplé à ses diverses applications, le réseau social représente un quart de la consommation de bande passante dans cette région du monde. Cela démontre bien que dans des pays jeunes et parfois instables, les réseaux sociaux et leurs applications servent de moyens privilégiés de communication.

Les zones Facebook et WhatsApp

En Afrique, le réseau social WhatsApp a un taux de trafic de 10 % et ce, depuis qu’il propose à ses utilisateurs l’appel vocal. C’est une donnée qui démontre bien l’importance qu’il y a de proposer des connexions Internet partout où cela est possible pour faciliter la communication autrement que par les moyens traditionnels (lettres, téléphones, etc.). Par ailleurs, dans les pays d’Amérique du Nord tels que le Canada et les États-Unis, c’est Facebook qui domine les débats avec environ 3 % du trafic descendant. Ce qui prouve que même dans les pays avancés, les médias sociaux occupent une part de plus en plus prépondérante dans les échanges de données Internet.

Vous trouverez plus d’informations à travers ce site et cette vidéo :

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